En quête des assurances-vie et comptes oubliés

En quête des assurances-vie et comptes oubliés
Edition du 08 juin 2016

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Une assurance-vie en déshérence ? Un compte bancaire inactif ?
La loi s’est durcie pour inciter les banques et assurances à retrouver les bénéficiaires


 

Où sont les milliards ?


Des comptes bancaires dorment depuis de nombreuses années, des assurances-vie sont sans bénéficiaire désigné…

A fin 2015, 5,4 milliards d’euros dormaient sur des assurances vie en déshérence, selon l’ACPR. La CDC avait estimé à 1,8 million le nombre de comptes bancaires inactifs, qui représentaient 1,2 milliard d’euros, en 2013. Incongruité : la Cour avait aussi dénombré 674 014 centenaires en France, titulaires de ces comptes, alors que l’Insee n’en recensait que 20 106.

 

 

 

Quelques passages :

 

"Dans le cadre d'une assurance-vie, le bénéficiaire peut aussi être une femme de ménage, un gardien d'immeuble, un voisin, une nounou, la SPA ou les orphelins d'Auteuil » , rapporte François Le Blouc'h, directeur adjoint d'ATER. Mais les enquêteurs n'annoncent pas que des bonnes nouvelles. « Tout part toujours d'un décès , rappelle-t-il. Et les personnes n'en sont pas toujours informées. Il arrive aussi que l'on dévoile des personnes qui n'avaient pas d'existence officielle. » Un fils inconnu. Une maîtresse.

« L'assurance-vie, c'est parfois un moyen de gratifier des gens qu'on n'a pu gratifier de son vivant, officiellement... » « On entre un peu dans l'intimité des gens » , constate aussi Jean-Yves Calvo, responsable chez Axa du programme O'Connor, chargé de ces recherches.

« Ce matin, illustre Virginie Thomasiak, enquêtrice chez ATER, j'ai eu au téléphone un monsieur de 90 ans Je recherchais la trace de sa femme, décédée il y a quinze ans. Il a pleuré... »

Il faut aux enquêteurs une certaine délicatesse au bout du fil. Une absolue neutralité. « De la débrouillardise, de la persévérance aussi » , dit François Le Blouc'h. « On a demandé, un jour, à un responsable de cimetière, de laisser un mot sur une tombe, pour retrouver un bénéficiaire. Ça a marché » , se souvient Jean-Yves Calvo.

 

 

 

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